vendredi 26 juin 2009

Payer son stationnement par SMS

La ville d'Issy-les-Moulineaux va tester à partir de septembre prochain un système de paiement du stationnement des véhicules par téléphone mobile.

Cette innovation est basée sur le système de paiement destiné aux petits montants, intitulé Paybyphone qui a été développé par la banque "Crédit Mutuel", via sa filiale Arkea, associée à Mobile Payment Services SAS et à Verrus UK.
La société Parkeon vient de développer une solution basée sur ce service de paiement, qui permet de régler les applications de stationnement payant en voirie. Un automobiliste peut ainsi payer à distance son stationnement avec son téléphone mobile. Si le temps de stationnement arrive à son terme, l'utilisateur reçoit un message d'alerte par SMS. Il peut prolonger à distance la durée initiale de stationnement. A l'inverse, si la durée du stationnement est plus courte que prévu, l'automobiliste peut se faire rembourser le trop payé.

jeudi 18 juin 2009

Fraude au clic : Plainte de Microsoft

Microsoft a porté plainte entre autres contre trois Canadiens pour fraude au clic. En mars 2008, plusieurs sociétés d'assurance auto ont commencé à se plaindre d'une augmentation anormalement élevée des taux de clics sur leurs publicités. L'éditeur a commencé à s'apercevoir de schémas similaires sur d'autres types de publicités, et ce malgré des modifications dans le fonctionnement du serveur de publicité. De fil en aiguille, il a fini par isoler les agissements d'une seule personne travaillant avec plusieurs comptes. Au final, il aurait réussi à détourner 250.000 dollars. Reste une question à trancher : est-ce bien assimilable à de la fraude, ou est-ce juste un effet de bord indésirable lié aux mécanismes de la rémunération au clic ? 

vendredi 5 juin 2009

Les internautes passent plus de temps sur les réseaux

Il ne surprendra probablement personne que le temps moyen passé par les internautes sur des réseaux sociaux a nettement crû ces derniers mois. Selon Nielsen, ce temps passé a augmenté de 83% moyenne aux US entre avril 2008 et avril 2009. Sur Facebook, la progression est encore plus forte, passant de 1,7 milliards de minutes à 13,9 milliards de minutes entre avril 2008 et 2009. 

vendredi 22 mai 2009

Le ROI ralentirait-il la croissance du taux de clics des LS ?


Présentés au cours du sommet "Search Insider" il y a quelques semaines à Captiva, les dernières tendances du marché des liens sponsorisés américain présentent deux principaux constats :

  • 1er constat :
Le nombre de requêtes enregistrés sur les moteurs de recherche continue de progresser fortement, atteignant près de 68% de croissance au cours des deux dernières années.



  • 2ème constat :
Le taux de clics sur les annonces publicitaires des moteurs de recherche progresse plus lentement avec un taux de croissance de 18%  au cours des deux dernières années.



Qu'est ce qui explique que cette croissance des taux de clics soit 3 fois plus faible que celle des requêtes ? Les performances des liens sponsorisés seraient-elles remises en cause ?

Le blog comScore a récemment présenté dans un billet quelques pistes d'explication sur ce ralentissement.


L'un des premiers éléments de réponse apporté est  la baisse de la couverture publicitaire sur les moteurs de recherche, passée de 64% à 51% entre 2007 et 2009. 



Cette baisse est la conséquence du formidable travail effectué par les moteurs sur l'amélioration de leur expérience de recherche,  réduisant ainsi l'émergence des annonceurs les moins pertinents.


Le deuxième élément  de réponse réside dans la longueur des requêtes tapées sur les moteurs. Les utilisateurs qui sont eux aussi de plus en plus expérimentés, utilisent plus de mots par requête. Un comportement qui a pour conséquence de réduire la probabilité qu'un annonceur ait enchéri pour que son annonce apparaisse dans les pages de résultats de ces combinaisons de mots clés.



Les stratégies de plus en plus ROIstes récemment adoptées par les annonceurs (stratégies visant à limiter la couverture comme par l'achat de mots en exact, la mise en place de mots clés négatifs ou encore l'utilisation de logiciels de gestion afin optimiser les enchères des campagnes) semblent freiner de plus en plus fortement leur croissance sur le levier. 

mercredi 13 mai 2009

Advergaming : quelle mesure pour ce nouveau media ?

Voilà maintenant quelques jours que je ne vous ai pas écrit. Vous devez sans doute vous dire : « trop occupé par le boulot, par le maintien des KPI et la gestion de la CRISE (cette fameuse à qui l’on peut tout mettre sur le dos) ? » Peut être bien oui, ou peut être que j’ai tout simplement passé trop de temps sur ma Nintendo Wii à tenter les tricks les plus fous sur mon jeu de skateboard Tony Hawk Providing Ground ou encore à faire les courses les plus folles avec les autres gamers de la planète sur Mario Kart ?

En tout cas, une chose est sure, c’est qu’en ces temps modernes, je ne suis plus un cas unique, et les chiffres le prouvent :  

-         plus de 20 millions de possesseurs de consoles de salons en France

-         plus de 9, 3 millions de joueurs connectés à internet

-         une durée moyenne de fréquentation journalière de 1 heures et 47 minutes.

Des données qui nous confortent nous, marketeurs, a classifier les jeux vidéo comme de nouveaux supports publicitaires incontournables pour nos marques. Cependant, malgré cette audience au rendez-vous, ces nouveaux supports restaient jusqu’à présent totalement démunis d’indicateurs de mesure d’efficacité.

Une étude récemment menée par Havas Media et Microsoft Advertising tente de combler ce vide. Il s’agit de « l’eye tracking », technique qui permet de mesurer le trajet et le temps de fixation du regard sur l’écran grâce à un capteur. Présenté fin mars dernier, les résultats de cette étude basée sur l’observation comportementale de 30 individus, témoigne à la fois de l’exposition du joueur à la marque, de la mémorisation de la publicité et de son agrément. Pour son expérimentation, l’enquête s’est appuyée sur les communications de 2 annonceurs :

-         une carte bancaire

-         la campagne Canal + sur sa série Dexter Saison 2

Ces 2 campagnes ont alors été intégrées dans deux univers de jeux distincts : PES 2009 (jeu de foot incontournable pour ceux qui ne connaissent pas) et Skate (jeu de skateboard).

Les conclusions montrent que dans les deux cas, la publicité a été assez bien acceptée tant elle participait, selon l’étude, au réalisme du jeu et ne perturbait pas les joueurs. Il est vrai que comme dans la vie réelle, l’intégration publicitaire fait partie du décor.

Il demeure néanmoins une distinction majeure : là ou les joueurs de foot ont déclaré à hauteur de 90% avoir remarqué une publicité dans les stades, les joueurs du jeu Skate, eux n’étaient que 30%. Cependant, même si ces derniers ne s’en rappellent pas, la mesure par Eye-tracking prouve que les marques ont été vu (en moyenne 2,5 secondes) par 85% des joueurs de skate (95 % pour les adeptes de PES).  

Globalement, les deux marques obtiennent une mémorisation totale auprès de 45% des individus et un taux de notoriété spontanée compris entre 32 à 35%. 

lundi 20 avril 2009

Click-to-buy maintenant disponible en France ainsi que dans 7 autres pays

Youtube, la plate-forme vidéo de Google étend désormais sa fonctionnalité "click-to-buy" à huit nouveaux pays : la France, l'Australie, le Canada, l'Irlande, l'Italie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Suède.

Click to buy est une fonctionnalité intégré à Youtube qui permet d'acheter sur des sites partenaires les clips musicaux diffusés gratuitement par la plate-forme. Elle prend la forme de liens placés en bas de la vidéo, qui dirigent les internautes vers une plate-forme légale telle que iTunes. Déjà intégré aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, l'expansion de cette fonctionnalité dans ces huit nouveaux pays va permettre à Google d'accroître la monétisation de l'audience de sa filiale, rachetée en 2006 pour 1,25 milliard d'euros. Pour le moment, ces liens sont limités aux clips musicaux mais le principe aurait sans doute vocation à s'étendre aux vidéos, aux films et autres contenus accessibles gratuitement sur Youtube. Le site deviendrait ainsi une véritable plate-forme de commerce en ligne.

Rappelons que Youtube est le premier site vidéo aux Etats-Unis, enregistrant d'après comScore plus de 100 millions de visiteurs en janvier 2009. Par ailleurs, au Royaume-Uni, Click to buy amène environs 50 % des utilisateurs de Youtube à acheter un titre en ligne après avoir visionné sur la plate-forme un clip du même artiste. L'accord signé entre Google,  les maisons de disques Universal, EMI et Sony ainsi que les plateformes légales d'Amazon.com et iTunes, constitue donc une avancée significative dans le business modèle de Youtube.
Aujourd'hui la majeure partie de ses revenus est issue du partage des recettes publicitaires avec les fournisseurs de contenus et les ayant-droits. Demain, la firme pourrait facilement envisager de prélever une commission sur les ventes de musique et/ou de vidéo effectuées via ses liens "click-to-buy".

vendredi 10 avril 2009

Confusion dans les communiqués Google ?

La semaine dernière Google annonçait l'abandon des blocs vidéo YouTube hébergés sur des sites tiers, permettant au propriétaire du site de gagner un peu d'argent via les publicités AdSense. Une annonce confusante et sur laquelle la société a finalement choisi de revenir afin de rassurer les éditeurs.

Rappelons que le bloc vidéo permettait aux éditeurs de créer des lecteurs YouTube accompagnés d’annonces publicitaires au sein de leurs comptes Google AdSense. Ils pouvaient alors intégrer ces lecteurs à leurs pages web, et les revenus générés étaient partagés entre les partenaires YouTube, l’éditeur AdSense, et Google.

Google ne revient pas sur le retrait des supports vidéo mais propose en contrepartie des solutions de monétisation alternatives aux créateurs de contenus vidéo.

Parmi celles-ci, nous retrouvons :

  • AdSense pour les vidéos 

AdSense pour les vidéos permet aux créateurs de générer des revenus grâce aux vidéos qu’ils possèdent. Ils peuvent intégrer un système d’annonces ciblées au sein de leurs vidéos (avant, après, ou au milieu), ou de superposer des publicités sur les lecteurs Flash. Les revenus sont alors partagés entre le propriétaire de la vidéo et Google. Les partenaires actuels incluent Encyclopedia Britannica, Demand Media, et College Humor.

  •  Programme de partenariat YouTube

De la même façon, le programme de partenariat YouTube permet aux créateurs de partager les revenus générés par des annonces directement dans YouTube. Les participants peuvent choisir les vidéos sur lesquelles ajouter de la publicité. Ces vidéos leur rapportent alors de l’argent lorsqu’elles sont consultées sur YouTube ou sur les sites web sur lesquels elles auront été intégrées, et les revenus générés sont partagés entre les partenaires YouTube et Google.

Le programme de partenariat YouTube a déjà séduit des milliers de participants, de dix pays dans le monde, et s’ouvre encore à tous ceux qui le désirent.

Une nouvelle annonce qui se veut rassurante mais qui reste néanmoins toujours ambigue pour les éditeurs.